Ah y est : 5/6
Jeudi 30 avril 2009![]()
La France est prête à faire face à la pandémie ! Ça tombe bien, l’OMS relève la vigilance d’un niveau (5/6) et demande aux pays de se tenir prêts à lutter contre cette épidémie de grippe mondiale inéluctable !
Bien ! Hier sur RTL, J.L. Mano (Conseil en communication, donc il sait de quoi il parle) distribuait un bulletin de satisfaction au microcosme médiatique puisque selon lui… en des termes choisis ces choses là étaient dites. Nous « the winner is… » exclusivement J-D Flaysakier qui sans emphase et sans ambages, arrogance ou excès de pouvoir de la connaissance, estimait qu’il « était temps » de s’adresser à la société civile et de donner les premiers conseils, enfin, pratiques, pour que nous, nous futurs exposés et malades potentiels, puissions - aussi (et surtout) participer à la lutte contre la maladie. (more…)

« La viande de porc ne présente pas de danger, d’après le Club des amis du cochon » c’est l’objet d’une communication officielle du député UMP Jacques Remiller rapporté par une dépêche de L’AFP : « L’actuelle épidémie de grippe A/H1N1, apparue au Mexique, est une maladie humaine qui ne concerne pas directement les porcs, bien qu’elle soit abusivement baptisée dans les médias +grippe porcine+. » Cela n’empêche pas l’AFP d’enfoncer « abusivement » le clou de la « grippe porcine » avec des dépêches sans équivoque sur l’origine du virus : Grippe porcine: deux nouveaux pays touchés, le niveau d’alerte relevé ou bien alors Grippe porcine: le bilan probable s’alourdit avec 152 morts au Mexique, 1ers cas en Europe .Deux conclusions s’imposent alors à nous : soit la communication du « Club des amis du cochon » est inaudible, soit l’AFP a une tête de cochon !
1-« la grippe porcine ». Pas un seul porc n’est atteint mais pour les media c’est une grippe porcine. (Excepté pour de rares exceptions comme pour le Journal du Dimanche qui lui parle de « grippe mexicaine », comme on a eu l’espagnole ou celle de Hong-Kong…). Pour le H5N1 on connaît bien le vocable d’aviaire pour qualifier la contamination humaine. On n’en est pas à une incohérence près. Les media ont certainement du mal à faire la différence entre une épidémie et une épizootie et entre une pandémie et une panzootie. Les uns caractérisent l’homme, les autres les animaux. Bernard Vallat, directeur général de l’OIE a beau expliquer sur Europe1 que pas un seul porc n’est touché car c’est une grippe humaine, les journalistes de la station restent sourds et n’en continuent pas moins de parler de grippe porcine. Le Figaro lui a bien compris et préfère parler de « grippe mexicaine » puisque pour Bernard Vallat qui préfère lui la dénomination de « grippe nord-américaine » : « A ce jour, le virus n’a pas été isolé chez l’animal. Il n’est donc pas justifié d’utiliser l’appellation « grippe porcine »
L’Europe captive peu les européens puisque à quelques cinq semaines des prochaines élections, la plupart des sondages confirment que l’intérêt pour ce suffrage reste faible, les moins concernés étant les étudiants. Cherchez l’erreur !
En réponse au commentaire d’Olivier Bidibule suite à l’article “Ca va PETer ” : En septembre 2002, nous avons écrit puis présenter aux opérateurs de téléphonies mobiles un rapport intitulé: « Risque et société : La confiance sociale ébranlée » (mais non sur ce blog qui n’était même pas dans les limbes).