La Une du Parisien du 23 février sur la nouvelle campagne antitabac est monstrueuse. Elle expose complaisamment deux affiches “comparant le tabagisme à un acte sexuel contraint”, un viol, en l’occurrence une fellation. Sur le site de l’association à l’origine de cette campagne http://dnf.asso.fr/-Campagne-.html on peut lire cette aberration ” La campagne imaginée par l’agence BDDP & Fils cherche à inverser ce point de vue et à créer la prise de conscience que fumer n’est pas s’affranchir de l’autorité mais est au contraire un signe de soumission et de naïveté : soumission comportementale, psychologique et physique à une drogue addictive qui va contrôler leurs actes, souiller leur corps et même leur coûter cher.” Je ne sais pas si ” fumer c’est être [qu’] esclave du tabac”, mais passer par un second degré abjecte pour sensibiliser les jeunes à ne jamais fumer une première cigarette, c’est trop facile. Je serai curieux de connaitre les pré tests de cette campagne auprès de la cible concernée. Il faut arrêter de vouloir choquer pour choquer, ou plus prosaïquement de vouloir faire parler de soi à n’importe quel prix. En effet, je pense que le tabagisme des jeunes, est dans ce cas, un prétexte pour mettre en lumière les auteurs de la campagne [ association et publicitaires] et non pour résoudre cet indéniable problème de santé publique .