L’hôpital en réa
L’Hôpital public, qui, il n’y a pas si longtemps, était considéré comme le lieu ou l’on exerçait la meilleure médecine du monde, serait gravement malade. Situation critique, manque de lits, personnel en sous effectif, urgences débordées, réorganisation hospitalière aux forceps…on en entend « des vertes et des pas mures ».
Pour notre ministre de la santé, Roselyne Bachelot, s’exprimant sur le cas d’un patient victime d’un infarctus qui faute d’avoir trouvé une place pour faire une coronarographie en urgence, n’a pu survivre « onze lit de réanimation situés à moins de 20 minutes du malade étaient disponibles cette nuit là » (Figaro du 30 décembre 2008). Autre avis dans le Parisien du 30 décembre, mais différent celui là, celui d’Isabelle Aune, médecin au Samu 91 qui a géré le transfert du patient plus de 4 heures après son malaise faute d’avoir pu lui trouver une place « c’est arrivé parce que l’on ferme des lits partout. » Deux visions diamétralement opposées qui ne vont pas débloquer la situation une veille de réveillon où le froid, les épidémies de gastroentérite, de grippe et la misère sociale vont converger vers ce lieu souvent sauveur mais hélas, parfois aussi, preneur de vie. Alors arrêtons cette polémique stérile et mettons en place les mesures pour que cette situation ne se reproduise pas. N’oublions pas que si la canicule a tué en période de vacances estivales, le froid peut être aussi le facteur aggravant de pathologies nécessitant le recours à une hospitalisation en cette période de vacances hivernales. N’est ce pas Madame la Ministre de la Santé…
