Rubriqué de broc du 11.08.08
Lundi 11 août 2008
Emotions et commentaires…
Notre épéiste national faisait peine à voir malgré sa médaille d’argent et tous les journalistes se mobilisaient pour le féliciter et partager son amertume.
La lucidité et l’humilité de Fabrice Jeannet étaient une vraie leçon de sensibilité, d’intelligence au delà des « lois du sport ».
En revanche, sale temps pour Laure Manaudou. Tempête de commentaires accablants pour une magnifique championne devenue velléitaire et décevante.
Bien fait, na ! La morale est sauve : s’entraîner plus, pour gagner l’or ! L’or et la lumière puis l’ombre et l’opprobre, Laure mérite-t-elle autant d’acharnement ?
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A Pékin, médailles d’or, d’argent et de bronze… militaires entre la Russie et la Géorgie
Après la cérémonie d’ouverture des JO à Pékin que les uns ont trouvé magique et sublimissssime pendant que d’autres l’ont jugée arrogante et ennuyeuse…
Le sport devait envahir nos écrans, comme la Russie l’Ossétie du Sud !
Choc des images, sacrilège en cette « trêve », mais qui donc s’en souvient ici ?
Le monde court après des médailles que l’on ne cesse de distribuer au son du canon.
JO, ou pas, Paix et droits de l’homme, y’a du boulot… et pas qu’à Pékin !
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Une lueur dans la nuit…
L’actualité hésite entre la bulle de rêves, enfin réalisés ou amèrement déçus, des Dieux du stade et les défis du Dieu de la guerre.
Pour les uns, on ose les pronostics - souvent démentis part les résultats - pour l’autre chacun retient son souffle.
« Une guerre violente à nos portes », disait notre Ministre Bernard Kouchner, et qui éprouve - comme toutes les autres - les populations civiles, d’abord et surtout…
Espace de paix, trêve des conflits, les JO semblent provoqués par un monde qui ne les reconnaît plus comme valeurs humanistes et symbole de fraternité.
Pourtant, la Russe embrassant sa compétitrice Géorgienne sur le podium prenait une allure de résistance et ravivait la flamme de l’espérance.
Quand les lumières seront éteintes et le comptage des médailles en « chocolat », passé, que restera-t-il de ces JO ?

Aujourd’hui à 14h08 la France sera scotchée à son écran de télé… Merci les RTT ou tant pis pour la productivité. Bref, jamais la retransmission d’une séance d’ouverture de JO n’aura été un tel enjeu ! Politique, institutionnel, de sécurité d’abord et sportif enfin. On attend, on redoute, on se rassure, on s’échauffe, personne ne reste indifférent.
Il y a des faits divers qui portent bien leur nom. Divertissants, surprenants, étonnants, ils émaillent régulièrement l’actualité plus ou moins sévère. Mais d’autres sont douloureux, monstrueux et font, d’un jour, une séquence d’éternel. Ils provoquent la stupeur, la consternation et l’affliction morale.
Deux agents pathogènes au doux nom de « Ostreid Herpes Virus » (OsHV-1), et « Vibrio splendidus » seraient responsables de la mortalité de 7 milliards de « bébés » huitres en France. La première infection à virus de type herpès touchant un invertébré a été décrite en 1972, chez l’huître aux Etats-Unis. En 2007, la mortalité, qui avait touché en particulier les naissains du bassin de Thau avait déjà révélé la présence de « Vibrio splendidus » et l’Ifremer avait émis l’hypothèse que « la détection de Vibrio splendidus n’implique pas que cette bactérie isolée soit virulente. Il est même envisageable que V. splendidus intervienne ici comme agent de surinfection, profitant d’un état de faiblesse des animaux. » L’Ifremer a donc décelé en 2008 cette double présence qui fait de ces deux pathogènes un cocktail particulièrement délétère pour les huitres. Maintenant que l’on sait de quoi elles sont mortes il reste à trouver comment enrayer cette contamination mortelle. Notre plaisir en dépend. Un conseil toutefois, cela ne sert à rien de ne plus acheter d’huitres car celles qui sont atteintes sont mortes et donc pas commercialisables. Il est donc urgent d’apprécier d’autant plus celles qui sont sur les étals de manière à soutenir notre ostréiculture en danger aujourd’hui, puisque tous les bassins de production sont pratiquement atteints.
Le chik qui est apparu début juillet dans les Hauts de Seine serait peut être un faux positif, d’autant plus que la clinique est trompeuse et ce pourrait être les signes d’une grosse grippe pour notre ministre de la santé. Espérons qu’elle ne soit pas « tropicale »… (Cf. papier du 17 juillet dernier). Il faudra attendre que l’Institut Pasteur statue sur la positivité de l’arbovirus. Pour les autorités de santé ce cas est d’autant plus improbable que l’aedes albopictus, vecteur du virus du chikungunya, n’est pas présent en région parisienne. Mais vous avouerez tout de même que je ne me suis pas trompé, le sujet commence à percer dans tous les media.