Au calme citoyens !
La transparence n’est rien sans la loyauté ! Et à dire vrai, la différence entre transparence et étalage réside dans les objectifs que l’on se fixe.
« Avant on ne savait rien mais c’était pareil » ne devrait pas légitimer le fait que « cela » continue !
Est-il toujours bon de tout savoir ? Peut-on, doit-on, formater l’information et tomber dans le diktat de la révélation voire de la dénonciation de tout ? La quiétude sociale repose sur le « silence » comme en médecine, la bonne santé, c’est le silence des organes. Dès lors que nous constatons ou que l’on nous révèle un dysfonctionnement, nous perdons notre quiétude placée en ceux qui doivent assumer les responsabilités du transfert de notre confiance. Or depuis des mois, tous les jours nous sommes agressés d’informations qui nous prouvent que manifestement nous avons mal placé notre confiance.
A peine a-t-on « scandalisé » l’opinion que nous n’avons pas le temps de « ré authentifier » notre confiance puisqu’un nouveau dysfonctionnement abat un autre pan de la morale des affaires, de l’éthique sociale ou individuelle et des valeurs sociétales…
Hier nous ne savions pas tout… mais nous nous doutions un peu !
Aujourd’hui, l’agitation sociale et la perception convulsive de tout dossier ou de toute question, qui jusque là ne posait pas problème, nous empêchent de nous consacrer à nos propres activités et à notre rôle social, modeste peut-être, mais indispensable.
Se réveiller en redoutant que tous nos « systèmes » soient défaillants, nous plonge dans l’inquiétude et le repli. Ainsi, avons-nous l’impression que de petits progrès sont préalablement induits par de grands bouleversements et un fort risque de déstabilisation. C’est le changement. Déjà anxiogène, il convient « rapidement » de montrer ce que l’on va y gagner, avant que ce que nous perdons ne devienne une obsession.
Les nouveaux acteurs de crise devraient se former à la dynamique de crise. Si elle induit le changement, devient fondateur d’un nouvel ordre, elle commence par un formidable désordre engendrant beaucoup de « bruit ». C’est ici que manque la pédagogie transparente et loyale pour accepter le changement mais apparaît le show médiatique.
Il convient alors de s’assurer d’une bonne stratégie de management plus que d’une communication de crise.
Depuis quelques mois, on ne fume plus, on boit moins mais il cause toujours trop…
