Santé publique un peu grippée !
Parfois les situations sont tellement stupéfiantes qu’on a du mal à croire en ces contradictions. La gouvernance, la gestion de risque demeure une interrogation permanente pour nous. Pourquoi attendre des crises parfaitement prévisibles et comment laisser dériver des potentiels de risques totalement repérés ?
Pis encore, à quoi tient une mobilisation aussi inutile que ridicule si l’évaluation du risque encouru montre que sa probabilité de survenue est quasiment nulle ? Qui nous fait basculer dans l’intoxication des faux risques pendant que les dangers s’accumulent avec une régularité de métronome ?
Quand va-t-on, enfin, intégrer ces composantes « irrationnelles », l’ensemble des perceptions qui travestissent une réalité pour la rendre cependant médiatiquement authentique ?
Pourra-t-on aussi s’intéresser à « l’enjeu de pouvoir » que semble représenter une gestion de crise pour un politique ou quelques experts, alors qu’il ne s’agit que d’œuvrer dans l’intérêt collectif ?
Alors, bien sûr, des recommandations de bon sens, peu onéreuses et pas assez médiatiquement porteuses, ne sont pas des enjeux de « carrière ». Ainsi continuerons-nous à mourir de la grippe tant qu’un politique n’en fera pas sa campagne et un journal, son combat.
Il ne s’agit ni de compter les morts, encore moins de les hiérarchiser… pourtant dans les faits, seuls ceux qui prennent la parole prennent le pouvoir et cela quelque soit l’enjeu du risque.
A force de créer des associations, des groupes de pression pour faire émerger des causes, on « risque » bien de traiter tout et son contraire au mépris d’analyse, stratégie et autre rapport qui n’intéressent personne mais qui objectivent, guident et fixent les « vraies » priorités.
