15 mars 2007 - Olivier
« Ca y est ! Le premier chapitre du livre est enfin bouclé ! Probablement que nous y retoucherons par la suite au fil de nos pérégrinations mais pour le moment, je suis content du résultat ! Le décor est planté et les fondamentaux de la gestion des risques et des crises sont dévoilés. L’exercice m’a passionné car il m’a amené à revisiter sous un autre angle des faits que j’avais effectivement connu et vécu en tant que lecteur de journaux et spectateur du JT de 20 heures. Je songe notamment au naufrage du car-ferry Herald of Free Entreprise qui provoqua la mort de 193 passagers en mars 1997 ou encore l’ubuesque saga de la Mercedes Classe A lorsqu’elle fut lancée sur le marché également en 1997. Deux exemples symptomatiques de ce refus si fréquent chez les décisionnaires de regarder la réalité en face, d’admettre les failles et d’en tirer des enseignements pour éviter des catastrophes et des controverses où tout le monde s’affronte et s’étripe dans un brouhaha inintelligible et au bout du compte coûteux pour l’entreprise et ses salariés.
A croire que personne n’a médité sur ces petites leçons si j’en juge la récente polémique sur le maïs transgénique MON863 qui vient d’éclater dans les médias.
D’un côte, l’industriel Monsanto qui clame haut et fort que son maïs génétiquement modifié est aussi sûr que le maïs traditionnel et qu’il ne présente aucun danger pour la santé. De l’autre, l’écologiste Greenpeace et le laboratoire indépendant du Criigen qui dénoncent sa toxicité sur les reins et le foie des rats qui l’ont ingurgité et sa dangerosité pour l’homme. Au final, chacun reste crispé sur ses certitudes et ses dogmes qu’il bétonne à coups de communiqués de presse rassurants ou au contraire alarmistes. Et si chacun admettait une part de vérité chez l’autre ? Ne pourrait-on pas alors faire l’économie d’une controverse stérile où les peurs irrationnelles s’en mêlent et obscurcissent encore plus le débat ?
Je vais suivre assidument les épisodes de cette saga céréalière. Peut-être que celle-ci deviendra même un cas d’étude pour notre livre ? En tout cas, cela me renforce dans ma conviction intime qu’il faut sortir de ces clivages binaires et tranchés »
