Sommes-nous condamnés aux crises ?

Pour qui et pourquoi un livre sur la crise ?

Pour ceux qui s’interrogent, à chaque évènement extraordinaire, à chaque affaire exceptionnelle et à chaque scandale inique de santé publique, sur la récurrence de ce phénomène malgré des réponses péremptoires et des serments d’action, de sanctions et de transparence à chaque « convulsion ». Car la crise semble inéluctable malgré les explications, démonstrations, enquêtes fournies et menées… après !

La crise serait-elle prévisible ? Est-ce un phénomène brutal, inattendu ou au contraire systémique et parfaitement prévisible ?
Quels sont les comportements, les structures, les procédures qui nous empêchent de voir pour les anticiper ?
Peut-on diagnostiquer des situations qui prédisposent les hommes, les entreprises, les activités, les institutions à cette « déferlante » dont la flambée médiatique n’est qu’une des premières conséquences ?

Mené comme une enquête, à partir de cas concrets « décodés » grâce à la démarche des cindynistes, ce livre révèle qu’on peut apprendre à voir autrement. Il montre comment se défier des mots qui perdent leur sens, n’en ont plus ou en ont trop. Il révèle les déclarations péremptoires et les discours incantatoires de réassurance – jusqu’aux dénis les plus ahurissants – des gestionnaires et communicants qui font le « lit » des prochaines crises.

La crise apparaît comme un évènement vivant avec son environnement, ses lois, ses facteurs, ses impacts dévastateurs, mais aussi comme un élément clef inexorablement lié au changement. Ainsi, elle peut être une opportunité de mener d’autres stratégies, où la réflexion et le bon sens ne sont plus considérés comme un principe d’inaction, mais comme une valeur sociétale, celle d’apprendre ensemble en toute transparence et loyauté. Enfin, il est urgent de dire haut et fort que les crises sont évitables.

Ce livre est une démarche « citoyenne » pour éviter que la société civile et la démocratie participative ne se bornent à une promesse manipulatoire mais accèdent à la prise en compte d’une véritable intelligence collective. Il est temps d’organiser la consultation d’une société sur les grands choix qui la concernent en éclairant d’une autre lueur les processus décisionnels.

Car la lumière ne sert qu’à révéler les zones d’ombre…