� Qui pourrait ne pas frémir en songeant aux malheurs que peut causer une seule liaison dangereuse ! �
Le dossier du Nouvel Obs de cette semaine est sur « les liaisons dangereuses » qu’entretiennent média et politiques !
Cette ressemblance avec le roman de Choderlos de Laclos est tellement vraie que je ne peux m’empêcher de compléter ces délicieux papiers qui composent ce dossier avec une autre citation du romancier qui caractérise parfaitement la problématique de notre presse courtisane : « Quand vous écrivez à quelqu’un, c’est pour lui et non pas pour vous : vous devez donc moins chercher à lui dire ce que vous pensez, que ce qui lui plait d’avantage ».
Ce que les journalistes ont appliqué au pied de la lettre bien sur. Mais ils ont oublié une seule chose c’est qu’ils plaisent à un seul lecteur, le politique sur et pour lequel ils écrivent, en oubliant les milliers d’autres, aussi électeurs qui ne sont plus dupes. Cette dérive est grave et il n’y a aucune raison que cela cesse si des garde-fous ne viennent pas encadrer cette profession ou le mot éthique devrait encore avoir un sens. Mais je crains que ce changement ne se joue à l’aulne d’une génération car le mauvais pli est déjà pris et « On acquiert rarement les qualités dont on peut se passer. »
