D’ombres et de lumière
Serait-ce blasphématoire que de dénoncer le triomphe de l’obscurantisme qui vient de faire tomber le voile du symbole du courage, de la modernité et de l’espoir d’une démocratie libre et tolérante.
Mais comme une photo « ratée », cette partie anormalement obscure de l’épreuve est due à un excès de lumière.
Ces vapeurs nauséabondes de fanatisme et de terrorisme jettent un voile de deuil sur l’horizon du monde à l’aube de 2008. Ce voile de ténèbres ne doit pas obscurcir notre champ visuel et nous devrons apprendre à voir autrement.
Si le voile est ce morceau d’étoffe destiné à cacher, masquer une ouverture, un visage, il peut être aussi celui d’une coiffure féminine de tissu fin, flottante et qui couvre la tête permettant de poser un regard différent sur le monde.
Jeter le voile, pour rendre moins net et condamner à l’oubli, ne peut réduire la transparence de ce regard, de ce combat, de cette femme.
Ainsi ce voile blanc, léger, si fragile se transforme en forte toile résistante destinée à recevoir l’action comme le vent pour faire avancer le navire.
Et voila que ça claque, que ça ralingue contre tous les mats de l’horreur, de l’incertitude et de l’hostilité « aux lumières ».
Ce voile blanc n’a pas fini de flotter au souffle de l’espérance.
