Echec prévisible !

On a le plus souvent tort d’avoir raison trop tôt… et j’aurais raison de faire émerger, avec arrogance, une certitude si évidente que personne ne veut la voir !
Ce sont les enjeux qu’il faut communiquer et non la réponse que l’on prétend être « seul » à pouvoir apporter.
Ainsi, Leclerc réveille le pouvoir pharmaceutique à partir d’une arme de destruction massive quant à la crédibilité, la transparence et la loyauté.
Sa publicité – remarquablement réussie, exceptionnellement créative – se retourne contre lui.
Si les hypermarchés étaient là pour nous défendre, nous protéger et prendre soin de notre santé… ça se saurait, semble avoir répondu la société française encouragée par les « amis publics n°1 »* que sont nos pharmaciens d’officine.
Sans ce soutien de l’opinion publique, le lobby pharmaceutique fait le reste, même si selon Le Parisien/Aujourd’hui, « Leclerc gagne contre les pharmaciens » ainsi que la Cour d’appel de Colmar le stipule, en attendant le pourvoi en cassation.
D’ailleurs ce n’est pas tant la dénonciation de cette « puissance » qui importe que la réflexion à laquelle devrait se livrer la grande distribution. On ne passe jamais en force et même si l’on est « incontournable », on peut se développer des anticorps psychosociologiques.
Entre les éleveurs et les agriculteurs « rackettés » (ce n’est pas toujours faux), les caissières exploités (plutôt vrai) et la destruction de l’environnement par des installations « furoncles »… il faut toujours balayer devant sa porte…
Michel-Edouard Leclerc, le frondeur de la GMS, devrait s’intéresser au management de risques et à ce problème d’image globale. Il faut seulement un peu d’humilité et un bon consultant en cindynique.
* Publicité « institutionnelle » des pharmaciens réalisée par Jacques Séguéla.
