Panem et circenses…

Seulement voilà, plutôt que de détourner notre attention « ces » jeux, la mobilise. On découvre la difficulté de gérer des situations en échappement et cela confirme la recommandation des cindynistes qui prétendent que la meilleure gestion de crise est de l’éviter !

Loin d’être du cynisme ou de la provocation, cette stratégie permet de scénariser ce qui apparaît hautement probable soit l’émergence d’une crise. En évaluant le choix de la Chine, on aurait pu éviter les déclarations tardives aussi péremptoires qu’hypocrites, donc inutiles, la culpabilisation d’acteurs dont la responsabilité ne saurait être engagée c’est-à-dire les athlètes.

Mais il y a pire que les cris effarouchés des bonnes consciences, ce sont ceux qui ne manqueront pas de dire qu’en choisissant la Chine, nous allions œuvrer pour la démocratie !
Les crises, en effet, sont des pathologies lourdes et profondes, multifactorielles et d’évolution lente. Personne ne peut, alors sérieusement, envisager qu’un seul évènement pourrait la mettre sous contrôle.

Il faut apprendre des crises et apprendre à relier pour envisager l’ensemble des conséquences délétères inhérentes au développement de ce phénomène systémique.
Ainsi, au-delà des risques « envisagés » de répression sanglante - auxquels nous assistons- il était inéluctable de prévoir la manipulation de l’information, ce qui se pose aujourd’hui.
Ce que nous sommes contraints de reconnaître est que nous ne pourrons pas dire que « nous ne savions pas ».
La crise révèle une situation aux multiples dysfonctionnements auxquels malheureusement nous nous sommes manifestement « habitués ». En entendant la chronique d’Alain Duhamel - sur RTL au ton péremptoire mais au fond « redoutable » - on peut « sourcer » la crise. Le CIO d’après lui n’est ni transparent, ni pertinent, ni très représentatif des valeurs olympiques en privilégiant les profits commerciaux.

Et bien nous voilà prévenus… alors Ave la Chine morituri te salutant !

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