Post coïtum, journalistum triste

On sait qu’il y a en France une connivence certaine entre les pouvoirs politique et médiatique. On a déjà eu l’occasion de l’évoquer sur ce blog. Le précédent, unissant un ministre de l’économie à une star de la Une, devient de plus en plus contagieux.

Après le journal de la 2, c’est au tour de la 3 de succomber à la ministéryte aigue. A la vitesse à laquelle ces dames du petit écran décident de le quitter le temps de la campagne électorale il va bientôt falloir penser à doubler, voire tripler les doublures, puisqu’elles mêmes ne sont pas à l’abri de ce virus sentimental qui semble sévir dans les rédactions.

Plus sérieusement est-il de l’éthique d’un journaliste - dont nous pensions, naïvement peut-être, l’indépendance être une des règles de l’art - de quitter le lit d’un ministre pour le recevoir sur un plateau de JT et ceci même en dehors des campagnes électorales. Vous pourriez nous rétorquer que celui-ci n’est pas obligé d’inviter son ministre de conjoint. Oui mais c’est aussi ça qui me gêne. En son temps d’ailleurs, et pour cette raison Anne Sinclair avait quitté ses fonctions éditoriales sur TF1.

Alors pourquoi ne pas s’inspirer des règles déontologiques anglo-saxonnes qui interdisent ce « mariage des genres » ! Voila un sujet d’importance qui pourrait être traité autrement que dans les pages peoples. Surdimutité oblige…paradoxal pour des media qui ont l’habitude de se regarder le nombril !

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