Publi-rédactionnel agricole

Comment concevoir que dans le monde du 28 février un encart réalisé en partenariat avec la FNSEA délivre un message dont on a du mal à comprendre les tenants et les aboutissants.
Chez Antaria on a beaucoup d’admiration pour le courage des agriculteurs et des éleveurs, et même de l’empathie pour les avoir accompagnés dans des situations difficiles, pour ne pas dire dramatiques. On a en revanche une certaine méfiance quand des agriculteurs ou des structures optent pour des moyens de communication qui sont aux antipodes de ce dont ils ont besoin et surtout de ce qu’ils sont.
Ils ont besoin aujourd’hui de plaider leur dossier à l’opinion publique qui ne comprend plus toujours ce qu’ils font. Ils devraient donc privilégier une communication de proximité. Il manque aux agriculteurs, en effet, un marketing de communication et cet encart intitulé les cahiers de la compétitivité « fait en partenariat avec la FNSEA » et pour lequel « la rédaction du Monde n’a pas participé…» est le signe d’une agriculture bien trop riche pour se permettre de telles dépenses. Les objectifs ne sont pas clairs du tout et on voudrait les découvrir en espérant que cet encart est post testé…!
J’aimerais bien savoir quel est l’opinion de la base sur le choix d’un tel médium. Quand je lis que « l’agriculture est trop peu traitée, souvent même caricaturée par les média » les bras m’en tombent, surtout quand c’est le Président de la chaine Public Sénat et d’Europe 1, Jean Pierre Elkabbach qui s’exprime. IL n’a qu’à faire son boulot non mais des fois !
Il est vrai qu’en achetant de l’espace les agriculteurs ne sont jamais si bien servi que par eux-mêmes !
