Rugby : retour d’expérience

Attention que notre vaillant coq français n’aille pas brouter le trèfle irlandais ce soir au stade de France. En effet la confiance des media n’avait pas profité à notre XV tricolore qui s’était fait croqué tout cru par les pumas….invaincus par les bleus pourtant lors des dernières rencontres. Les irlandais sont juste derrière nous au classement mondial des équipes de Rugby.? Alors gaffe !
Il y a comme une rupture dans le monde de l’ovalie…C’est la première fois qu’on fait d’un joueur de rugby une icône sans que celui-ci n’est encore acquis de titre de noblesse. En lisant les media, on a l’impression que ce match repose avant tout sur les épaules de Chabal qui n’est pourtant pas l’équipe à lui tout seul. A-t-on fait de Walter Spanghero, également deuxième ligne, un dieu vivant alors que son palmarès est l’un des plus éloquent du rugby international…Six adversaires n arrivaient pas à le terrasser et ne l’empêchaient pas d’aplatir dans son embut. Certes, lui n’avait pas une crinière et une barbe noire de pirate, mais autour de lui il y avait des joueurs d’exception… Serge Blanco, Jean-Pierre Rives, Philippe Sella, Jo Maso, André Boniface, Robert Paparemborde…J’en passe et des meilleurs.
Il y avait aussi un sacré bonhomme à la tête de l’équipe de France, un petit homme avec un talent énorme qui ne vivait, lui, que pour le rugby…Jacques Fouroux. Il a ainsi permis à quelques uns des meilleurs joueurs de s’épanouir sur tous les terrains du monde pour notre plus grand plaisir…grâce à une valeur essentielle du rugby…la force du collectif.
Sans vouloir passer pour un dinosaure et un rabat joie, la sélection, qui va affronter l’Irlande, n’a pas encore la carrure qui lui permettrait de triompher de tous les pièges adverses. Et puis n’oublions pas en 1978 d’un match Irlande Nouvelle-Zélande d’anthologie où l’Irlande donné perdante avait fièrement vaincu les blacks grâce à leur « fighting spirit ».
Autre différence majeure entre les deux époques…Un journaliste à l’enthousiasme contagieux, donna à toute une génération l’amour du ballon ovale, avec la complicité d’un rugbyman de talent…Pierrot Albaladejo. Si aujourd’hui il existe des consultants qui connaissent leur gamme sur le bout des crampons…il manque pourtant un journaliste qui ait la trempe et le charisme de Roger couderc, chez qui la passion du jeu était communicative. Les joueurs le lui rendaient bien, lui qu’ils avaient surnommé le 16ème homme !
Alors Sébastien, nourris toi de cette histoire des bleus, toi qui n’a pas besoin contrairement à Samson de tes cheveux pour vaincre. Et si tu changeais de look pour écraser l’Irlande et couper court à cette image désobligeante d’homme des cavernes. Le rugby est un sport de voyous certes, mais pratiqué par des gentlemen.
Alors en rentrant sur la pelouse souviens-toi plutôt de cet encouragement pour transcender ce quinze qui a encore tout à prouver dans cette compétition : « Allez les petits » !
