Thésaurisons !
L’autorisation que vient de donner l’EMEA à un vaccin pré-pandémique, chez l’homme, de la grippe aviaire est une excellente nouvelle pour contrer, ce que les spécialistes craignent et nous annoncent avec certitude : une pandémie inéluctable. Mais cet évènement ne change rien au fait que pour le moment cette grippe est une pathologie essentiellement aviaire, touchant donc essentiellement les oiseaux. Alors au lieu d’attendre que ce virus ne mute, ce que tous les experts nous prédisent, et ne trouve les conditions pour répandre la terreur, traitons le problème à sa source, en l’éradiquant ce que nous avions fait lors des précédents épisodes. En effet en 1959 ce sont des poulets qui ont été décimés par le H5N1 en Ecosse, des dindes en 1991 en Angleterre, et plus récemment encore des poulets en 1997 à Hong Kong.
Le rapport du « Groupe de travail sur le risque de transmission à l’homme des virus influenza aviaires », de l’AFSSA, relate en 2002 que « les autorités sanitaires de Hong Kong ont procédé à l’abattage total des espèces Gallus gallus du territoire […]. Cette opération a commencé le 29 décembre 1997. […] La promptitude des autorités a évité la co-circulation dans la population humaine de virus A (H5N1) et de virus de grippe A (H1N1) ou A (H3N2) qui faisait courir le risque d’un réassortiment viral lors de la saison de grippe humaine dans cette partie du monde. »
Pourquoi réagi t’on si lentement, aujourd’hui, en laissant les pays du Sud-est asiatique se battre seul contre un virus expansionniste qui les dépasse totalement. Pense t’on que notre arsenal thérapeutique thésaurisé, masques, antiviraux et maintenant vaccin pré pandémique, va nous sauver en venant à bout d’une pandémie qui s’abattrait sur la planète ?
Et surtout quid des pays qui n’auront pas les moyens de traiter leur population ?
