Une minorité suicidaire

La presse ne peut vivre que si elle est lue et pour être lue il faut qu’elle arrive jusqu’au lecteur. Les NMPP, Nouvelle Messagerie de la Presse Parisienne comme le rappelle son site a pour vocation d’assurer et de promouvoir la diffusion de la presse écrite dans toute sa diversité. Il distribue plus de 80 % des quotidiens et magazines vendus au numéro (en 2007, plus de 3500 titres de presse quotidienne, magazines et multimédia), en France et dans une centaine de pays.

Hier, à l’initiative du seul SGLCE, Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite, fraction très minoritaire du Syndicat du livre CGT, comme nous le rappelle en Une le Parisien, les quotidiens nationaux n’ont pas été, une fois de plus, distribués. Le « projet défi 2010 » des NMPP  à été initié en 2006 pour faire face à la baisse régulière des ventes au numéro de la presse en France, [et] a pour objectif de reconquérir les ventes de presse grâce à la transformation des modes de commercialisation de la presse. Mais le SGLCE n’en veut pas.

Sur son site, il affirme que «Le plan « Défi 2010 » est un leurre ».
Aujourd’hui, moi lecteur je ne retiens qu’une seule chose : une minorité suicidaire s’oppose à une réforme et empêche la distribution de quotidiens dont la diffusion se dégrade de jours en jours. Le SGLCE scie la branche sur laquelle il est installé. La diffusion de la presse n’est donc plus libre, ce qui va a l’encontre de l’article Un de la loi Bichet, qu’ils défendent pourtant, loi qui date de 1947, sous la présidence de Vincent Auriol.  Alors pour reprendre le coup de gueule d’Etienne Mougeotte à la Une du Figaro, Messieurs les casseurs ça suffit !

 

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