Bernard Laporte-bonheur
40 médailles. Les ambitions de notre secrétaire d’Etat aux sports pour les jeux de Pékin sont grandes. En dessous de 40 médailles ce serait une déception. On voit bien que ce n’est pas lui qui enfile les pointes, le maillot ou le kimono. On peut donc avec lui croiser les doigts pour nous éviter une déprime ministérielle si jamais nos sportifs ne gagnaient pas autant de breloques qu’escomptées.
Il reste à notre Secrétaire d’Etat à prendre avec lui quelques porte-bonheur pour conjurer le mauvais sort. Evitons la patte de l’animal à grandes oreilles pour soutenir les « voileux » français car, dans ce milieu, le fait de citer son nom porte la poisse. Le fer à cheval n’est pas non plus indiqué car il va faire sonner tous les portiques de sécurité des installations sportives. Il reste l’étoile filante pour que ce vœu de 40 médailles minimum se réalise, à condition toutefois que la pollution veuille bien laisser, à notre ministre, l’occasion de contempler le ciel étoilé de Beijing. Attention toutefois à l’éclipse totale du soleil qui va obscurcir le 1er aout chinois, éclipse traditionnellement associée à des catastrophes. Mais en fait la chance de l’équipe de France Olympique n’est autre que Roselyne Bachelot-Narquin dont les commentaires avisés en matière de sports vont faire tomber le stress chez nos sportifs médaillés putatifs, et vont surtout nourrir les chroniques de rentrée de Nicolas Canteloup. Ouiouioui…
