Alerte dans les rédactions
Encore une sirène de la presse qui succombe à un homme politique. Il est à craindre qu’aujourd’hui les inscriptions dans les écoles de journalisme soient motivées par les perspectives des débouchés amoureux, avantage en nature échappant à toute fiscalité. Une autre hypothèse de la communauté scientifique : un virus émergeant qui serait responsable de cette épidémie d’un nouveau genre que les experts viennent de baptiser du doux nom de « rédactionnite aigue ».
Pour les épidémiologistes, il semblerait en effet qu’il s’agisse d’un virus circulant exclusivement dans les salles de rédaction ou autres plateaux de télévisons. Ce serait une véritable épidémie à laquelle on assisterait, en raison d’un agent extrêmement pathogène, qui pour se développer, utilise préférentiellement comme vecteurs le stylo et la camera. Il privilégie les média écrits et audiovisuels de toutes tendances, ce qui lui assurent les conditions favorables de rencontres et expliquerait cette prévalence importante chez les journalistes femmes, qui seraient plus sensibles que les hommes.
Aujourd’hui si l’on veut donner un petit coup de pouce à sa carrière, on ne doit pas craindre de succomber à cette pathologie foudroyante. La séroprévalence est faible puisque toutes les journalistes n’ont pas encore été atteintes. On pensait que le pic épidémique avait été franchi, pourtant il n’en est rien, puisque cette fois c’est un « homo politicus » de gauche et de premier plan qui vient encore d’être co-infecté.
Mais attention tout de même, si les effets secondaires ne sont pas trop délétères - sauf en cas de traversé du désert - des pathologies associées peuvent circuler librement dans les milieux médiatiques. Elles sont généralement douloureuses pour une seule catégorie de journalistes, ceux qui ont été contaminés auparavant par une infection redoutable : la «pipolite aigue». Le coût du traitement n’est pas rédhibitoire, de l’ordre de 15 000 Euros, et on n’a pas encore à craindre le retrait des kiosques, ce qui amoindrit les séquelles.
Les rédacteurs en chef, craignant que cette épidémie ne fassent encore des ravages dans les rédactions, réclament que Madame Roselyne Bachelot nomme un Monsieur recherche pour trouver un vaccin contre le virus de la «rédactionnite» ce qui par conséquence réglerait aussi le développement de la « pipolite »!
La seule bonne nouvelle c’est qu’on ne meurt pas de «rédactionnite », puisque le ridicule ne tue plus !
