C’est grave Docteur ?

On avait la dépression post-natale – le baby blues – nous voilà avec la dépression post-élection. Au rythme où s’enchaînent les scrutins, les « psy » vont avoir du boulot ! A moins qu’une petite thérapie par le chant*…

Comme dit souvent Verlaine au vent mauvais, je suis venu vous dire que je m’en vais… nous annonce François Hollande.
Le téléphone sonne… oh c’est le Monsieur de la dernière fois ? Mais elle dit « réponds que je ne suis pas là » sanctionne Ségolène.

Quant au troisième homme qui rêvait de tuer Liberty Valance, il susurre fatigué, épuisé…, qu’il ne rêve plus, qu’il n’a même plus d’histoire, qu’il est laid sans nous, qu’il est malade, complètement malade et que tous les yachts portent son drapeau et qu’il ne sait plus où aller car il est partout. On l’a vidé de tous ses chants (champs ? Bof…) de tous ses mots et qu’il crèvera seul près de sa radio… écoutant sa propre voix qui chantera « Je suis malade, complètement malade… »

Oui l’atmosphère n’est plus à la fête et après la mobilisation de la Présidentielle, les législatives s’annoncent revanchardes et tristounettes.

Et les journalistes.

Et bien après le changement de cap quant à la dette nationale et la méritocratie, si enthousiasmante, qui porte les potes aux premières places et leur autocensure prétendue sous les pressions du pouvoir… Tous ensemble, tous ensemble ils entonnent « Nous sommes cocus… mais contents » !

Et nous de siffloter pour tous… « Ce n’est rien, tu le sais bien le temps passe, ce n’est rien. Tu sais bien ils s’en vont comme les bateaux et soudain ça revient, pour un bateau qui s’en va il a y mille coquilles de noix sur ton chemin… Ce  n’est rien, tu le sais bien le temps passe et ça prévient comme un bateau qui revient et soudain il y a mille sirènes de joie sur ton chemin qui résonnent et c’est très bien ».

En politique c’est sûr… ça s’en va et ça revient ! Pas étonnant que nous ayons le sentiment que rien ne bouge, rien ne change… vraiment !

 

 

*Avec l’aimable participation « forcée » des emprunts aux chansons de Serge Gainsbourg, Claude François, Serge Lama et Julien Clerc.

Laisser un commentaire