Ce qui est dit…
…n’est pas répété manifestement !
Europe 1 nous propose une curieuse rubrique « Programme de campagne des candidats ». Chaque jour, la station se propose de nous analyser le « décalage » entre ce qui fut, est, sera dit par les candidats et ce qui reste dans les programmes « écrits », dont les journalistes, eux-mêmes, reconnaissent qu’ils ne parlent pas, enfin pas assez.
Ainsi nous annoncent-ils facétieux, et contents de leur scoop, que Nicolas Sarkozy ne parle plus de la baisse des impôts. Merci de nous prévenir, mais pourquoi ne mettent-ils pas le candidat face à ses contradictions, promesses ou oublis ? C’est ça la gouvernance de risques « apprendre à relier », ça nous éviterait de nous réveiller un peu déçus, franchement nauséeux et carrément bougons le lendemain de l’élection de quelque candidat que ce soit !
Finalement, claironner que les promesses ne sont jamais tenues, est-ce bien ce qu’on demande aux média ? Non ce que nous attendons des journalistes, est qu’ils demandent aux candidats pourquoi des promesses « tombent » déjà avant le premier tour. Imaginez après l’élection…
Moi quand j’étais « petite » on disait à la récré, face à une éventuelle dérobade d’une copine, « eh dis donc ce qui est dit est dit » ! Il n’y a pas de transparence sans loyauté !

avril 3rd, 2007 à 15:03
A chaque élection, l’adage maintes fois répété par Charles Pasqua (qui savait de quoi il parlait en outre !) est vérifié : “Les promesses n’engagent que ceux qui les croient” !
Cela pourrait peut-être constituer une avancée démocratique si l’on inscrivait dans la constitution française, un droit d’inventaire citoyen avec des indicateurs de mesure pour vérifier quelques années après si les programmes si pieusement déclamés, ont été effectivement dévôtement appliqués !
Ah zut ! Mon réveil vient de sonner ! Ce n’était qu’un rêve !