Mon désordre est source de profit

Ce vendredi matin est un jour béni des dieux. En lisant le Monde, je viens de tomber sur la critique d’un livre qui légitime ma performance professionnelle et qui légitime aussi ces nombreuses années que je partage avec mon associée préférée, elle qui se plaint tous les jours de mon désordre pathologique. En effet quelques vérités bien senties, que je pressentais mais pour lesquelles je n’avais jamais au de confirmation viennent de provoquer chez moi un sentiment de bien être proche de la béatitude. Ce livre que je vais m’empresser de lui offrir, [avant de renégocier mon salaire] vient de paraître chez Flammarion et s’intitule « un peu de désordre=beaucoup de profit(s) ». Comment résister à un tel dithyrambe qui semble écrit pour moi. « Les gens ayant un bureau ordonné passent plus de temps (36 % en moyenne) à chercher quelque chose sur leur lieu de travail que ceux qui ont un bureau désordonné ».
Et oui, moi dans mon désordre je suis capable de tout retrouver. On y apprend entre autres choses que le désordre est source de créativité puisque Fleming aurait trouvé la pénicilline par hasard en recherchant un papier dans le fouillis de son laboratoire.
Le hasard ne sert donc que les esprits préparés…mais dans le désordre ! J’ai toujours pensé que j’avais tout du génie !
