Chronique d’une mort annoncée

On n’apprend jamais rien de rien. Que nos décideurs ont la mémoire courte ! Toujours cette défaillance de ce que les cindynistes appellent le retour d’expérience.

Rappelez-vous pourtant 1985 Stade du Heysel Liverpool contre la Juventus de Turin, finale de la coupe d’Europe des clubs bilan 39 morts parmi les supporters italiens écrasés contre les grilles sous les assauts des hooligans anglais. Les anglais prendront des mesures radicales (tolérance zéro) et arriveront à purger de leurs stades les quelques 3.400 éléments fauteurs de troubles et vecteurs de mort.

En France, ce phénomène s’installe et enfle progressivement depuis plusieurs années dans les tribunes de l’hexagone où le racisme ordinaire s’épanouit doucettement. Des supporters (dont ceux du PSG) font régulièrement parler d’eux poussés par la haine et l’envie d’en découdre avec « l’autre ». La mort était prévisible, était annoncée.

Pourquoi cette incapacité à prendre les mesures qui s’imposent avant que n’arrive le drame. Dans cette crise on connaît la source, 300 à 1000 excités dont la plupart sont déjà fichés et souvent fédérés dans des associations de supporters, malfaiteurs. On connaît la nature de ces violences ordinaires, depuis les cris de singes lorsqu’un joueur de couleur touche le ballon jusqu’aux batailles rangées (ou tentative de meurtre comme cela a été le cas lors de la coupe du monde 1998).

Les conséquences on ne les connaît que trop effectivement et la mort d’un supporter du PSG en est bien sur la pire expression. Alors pourquoi cette incapacité à empêcher des conséquences funestes ? Pourquoi ces échecs de la gouvernance des risques ? Arrive-t-on à la limite de cette science ? J’apporte la première pierre : enseigner la cindynique à L’ENA.

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