Droit et devoir compassionnels… et ta tente !

Les crises naissent de la sous-réaction (surdimutité) et de la sur-réaction (surmédiatisation). Ainsi sur des sujets éminemment émotionnels, chacun exige de l’autre, qui s’empresse à… de … Puis vient le temps de la « désolidarisation », du NIMBY, le Not In My Back Yard c’est-à-dire toute solution est exigible et nécessaire… mais pas chez moi !!! Les enfants de Don Quichotte s’y trouvent aujourd’hui confrontés.

De « minorité vraie », dont l’objectif est de revendiquer le principe d’égalité et dont la limite à la capacité d’action – au-delà de l’expression – est notre propre indifférence, ils sont passés au statut « délicat » de minorité conquérante. L’objectif de ces dernières est plutôt de viser le principe majoritaire, pour détenir les outils du pouvoir, et leur limite est donc, le prosélytisme et la pression sur la société.
S’ils peuvent s’enorgueillir d’avoir fait céder un pouvoir – prêt à tout en ces périodes de promesses à tous et pressé par une couverture médiatique complice – ils ont oublié l’enseignement des crises précédentes.

Face à la détresse, déjà, des SDF un formidable élan de solidarité s’était déjà enclenché mais… il a fallu que quelques-uns, accompagnés de chiens déclarés dangereux, s’imposent pour que l’on s’interroge sur la sécurité publique et autorise les Maires à prendre des arrêtés contre ces amis des bêtes ! Le rejet des riverains du canal St Martin est moins violent, plus hypocrite… mais procède du même comportement.
Quand la pression sociale est trop forte, et sur quelques uns, l’empathie se transforme en rejet même si en l’occurrence c’est contre l’Etat qu’on ose se rebeller et dénoncer des promesses bien aléatoires.

Cela rappelle aussi le coup d’arrêt brutal des dons, lors du dernier Sidaction, quand le président d’Act Up « insulta » ce « pays de merde » dont chacun était prêt, pourtant, à témoigner de sa générosité. La solidarité manifestement ne fonctionne qu’au regard d’une reconnaissance et non de l’exigence de ceux qui sont perçus, alors, comme voulant tout, son contraire et surtout ne rien changer, mais seulement passer « de victimes » à voulant « faire sa loi ».
Ainsi, les commentaires se font plus nuancés, les accidentés de la vie, les malheureux, les pauvres sont des malades agressifs, alcooliques et toxicomanes et l’on passe de minorité à marginalité en transférant inéluctablement le capital de sympathie à la peur. L’empathie change de camp, le groupe social se défend et exige une réorganisation de la protection, de la sûreté d’ « autres victimes » enfants, vieillards «vulnérables » et enfin commerçants.
Il convient alors de savoir doser son action, remercier, arrêter une grève ou enfin négocier au risque que la « société » ne se sente contrainte à accepter l’inacceptable.

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