Hum, hum vertige de… la presse.

Comme dans la chanson de Bashung, j’ai « crevé l’oreiller, j’ai dû rêver trop fort » mais pas pour les mêmes raisons ! JJ Cristofari est un excellent journaliste spécialisé « santé, médecine ». Pharmaceutiques est un magazine de référence pour l’industrie pharmaceutique et les milieux du même univers. « I have a dream »… j’y suis !

Son article est jugé majeur et exceptionnellement intéressant… comme quoi le talent et le professionnalisme existent encore dans les média. OUF !
J’ai eu l’honneur d’être interviewée, longuement, précisément avec pertinence et sans concession. Son enquête, que mon associé a proposée sur notre blog, a entraîné nombre de réactions… amicales voire élogieuses ! En général, c’est plutôt l’inverse, ceux qui ne vous aiment pas enragent, la concurrence est légèrement agacée et tous concluent au contraire que cela n’avait aucun intérêt… bien sûr !

Moi, je suis touchée car après avoir connu le « pire » des pionniers qu’on raille et caricature, on me rend une image que j’ai mis plus de vingt ans à construire.
A l’époque, les plus aimables parlaient de mon enthousiasme. « La Jeanne d’Arc d’une ambition nouvelle » avait écrit JC Rufin quand il était encore seulement journaliste médical et pas encore Goncourt, mais quand même !
Les autres plus aigres prétendaient que je n’avais pas le « monopole de l’éthique » et que mes emportements à dénoncer les imprudences comportementales et verbales, au regard du capital image, frôlaient l’hystérie. Bien sûr, puisqu’une femme ne peut pas « seulement » se mettre en colère !

Bref, à colporter avec cynisme– puisqu’on est du sérail – par exemple, que dans le transport « tout le monde  sait qu’on roule bourré » ou que dans l’industrie pharmaceutique « le seul public auquel on ne s’intéresse pas… sont les malades » m’a toujours paru toxique, provocateur, inutile voire indécent.

On a finalement toujours l’image que l’on mérite. Elle peut être brouillée à un moment, mais le temps vient rendre ce qu’on a mis de passion et d’exigence dans son combat. J’aimais à croire que l’on me reconnaitrait ce rôle de « juste » vigilante. Parfois j’ai douté lorsque certains se prétendaient plus tic qu’éthiques et je me sentais « pas assez » après avoir été « too much ».
J’ai été très gâtée depuis huit jours, jugez plutôt. Entre une femme chef d’entreprise de transport qui a fait de la sécurité routière et du dialogue ses priorités, et témoignait lors de notre stage au Centre des Jeunes Dirigeants, et des professionnels et industriels qui témoignent de notre authenticité sur le blog ou notre mail… C’est énorme !

Est-ce qu’on serait en train de gagner ? Est-ce que les mots de valeur, éthique et courage reprendraient un sens ? On ne peut pas plaire à tout le monde, mais il n’y a peut-être jamais de hasard dans les rencontres, les collaborations et la confiance. Et comme tout fini par des chansons… C’est, c’est, c’est une belle journée…
 

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