La SNCF une crise sociétale
Chaque année le passage aux horaires d’hiver de
la SNCF provoque les mêmes grèves à répétition. Selon les syndicats, « le changement de service avec le passage aux horaires d’hiver “augmente les amplitudes des journées de travail ».
Certes mais la direction de la SNCF essaye «de faire en sorte que le même nombre de cheminots conduisent plus de trains, tout en restant dans les limites du temps réglementaire quotidien, soit huit heures par jour pour les conducteurs avec une amplitude maximum de onze heures. »
Résultats : Nous sommes des millions à être pris en otages chaque année (et sans aucune amplitude). Nous, voyageurs, sommes donc triplement pénalisés : en effet otages, nous payons billets et abonnements pour ne pas être transpostés ou mal transportés et nous contribuons avec nos impôts à renflouer le déficit de ce service soit disant public. Comme les saisons, les grèves invariablement vont revenir » en raison des mêmes causes.
Nous sommes confrontés à des rapports sociaux d’un autre siècle. Ils sont idéologiques au point de paralyser le pays. Les logiques d’affrontement sont le signe d’un système sclérosé, incapable d’être réformé, arque bouté sur des avantages qui obèrent tout changement. Et quand les changements externes sont plus rapides et plus profonds que les changements internes alors c’est toute l’organisation qui est en péril.
