Selon que vous serez puissant ou misérable…

C’est acquis, les industriels du médicament ne seraient qu’une association de malfaiteurs dont l’entreprise diabolique consisterait exclusivement à nous empoisonner pour gagner beaucoup d’argent !

Dès lors, elle est soupçonnée de ne véhiculer qu’une information commerciale et à ce titre fut sanctionnée par une interdiction de communication. La perversité de cet a priori conduit à l’exclure comme agent de santé publique et acteur à responsabilité sociale.

Les Français qui « adorent » consommer du médicament n’aiment pas les firmes qui les commercialisent. On vous l’a déjà dit, la santé – univers exclusivement régi par des règles éthiques et déontologiques – n’appartient, et le vivant ne doit appartenir, qu’aux apôtres désintéressés d’un sacerdoce qui frôle, pour les soignants, le masochisme.

Le problème est que ces « marchands » découvrent ces molécules, les développent en médicaments et les évaluent sous contrôle d’Autorités drastiques. Il est assez aisé de comprendre alors que ceux qui connaissent le mieux leur médicament sont justement ceux à qui l’on conteste le choix et le pouvoir d’informer, droit imprescriptible le plus souvent revendiqué par ceux qui ne connaissent rien !

Ainsi, il y a quelques jours, les bonnes consciences destinées à éclairer cette « pov’ » société civile – toujours abusée et manipulée – se scandalisaient d’un programme de gouvernance des risques au regard des traitements et de l’observance des patients, à ces traitements. Pensez encore du marketing ! Alors aujourd’hui, est-ce que les mêmes consciences vont s’alarmer des dérives d’utilisation, d’information et de trafic d’un produit majeur – mais tératogène contre l’acné ?

Il serait temps, mais juste temps de ne plus confondre promotion et information, publicité et gouvernance des risques, en exigeant plus et mieux de la communication des laboratoires.

Il y a vraisemblablement le même pourcentage de crétins, d’opportunistes et de voyous chez les industriels du médicament que chez les notaires, les professeurs, les politiques, les crémiers, les éleveurs et… même les journalistes, peut-être aussi.

Est-ce pour autant légitime de condamner des initiatives essentielles à l’intérêt collectif ? Il n’est pas sûr qu’il soit suffisant d’être pauvre pour être honnête, mais il suffit d’être « opposant » pour mener des procès en suspicion et ériger la connerie en sentence morale !

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