Un silence coupable
Encore une fois le Tour de France écarte des coureurs qui ont triché…Mais ce tour est différent. Pour la première fois on a l’impression que l’écart entre les tricheurs et ceux qui les contrôlent est de plus en plus faible. Les média, et plus spécifiquement les journalistes sportifs, ont gardé le silence pendant des années sur des pratiques déviantes et dangereuses qui aujourd’hui sont dénoncées légitimement.
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Il ne fallait pas tuer le mythe de la Grande boucle. Or c’est ce silence qui a été responsable du scandale le jour où le grand public a enfin pris conscience des dérives, qui au fil des ans étaient devenues la normalité dans les pelotons. Retrouver des comportements éthiques ne se fait pas du jour au lendemain et comme dans toutes les professions il y aura bien sur des brebis galeuses qui voudront passer au travers des mailles du filet. On peut donc saluer la révolution qui se passe aujourd’hui dans le cyclisme français dont bien des sports devraient d’ailleurs s’inspirer. En effet le jour où, sous la pression de l’opinion publique, on découvrira ce qui se trame dans d’autres coulisses, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. Alors Messieurs les journalistes quand vous écrivez, comme dans le Parisien de ce matin, en évoquant le scandale Riccardo Ricco, que « cette affaire jette une ombre sur la Grande Boucle » soyez un peu sérieux. Vous devriez vous féliciter de ces contrôles qui protègent les coureurs propres et vous étonner que dans d’autres tours étrangers, aucun coureur n’est dépisté ; ce qui ne veut pas dire que ces épreuves soient transparentes, loin de là !
