Une légende qui s’effrite
Attitude remarqué du grand quotidien allemand Berliner Zeitung http://www.berlinonline.de/berliner-zeitung/ dans la presse française. Celui-ci sanctionne le Tour de France. Pas une seule ligne ne sera composée pour rapporter les exploits des forçats de la route, selon l’expression devenue culte d’Albert Londres.
La grande boucle, à cause du dopage qui mine les pelotons depuis plusieurs années, commence à ne plus faire rêver et l’attitude du grand quotidien allemand est suffisamment rare pour être signalée, car elle pourrait être l’expression d’un ras le bol généralisé. Il est temps de revenir à une éthique sportive (et pas seulement d’ailleurs dans le cyclisme), ce à quoi s’emploient pourtant les organisateurs de cette course mythique. En revanche, il est surprenant, qu’en France, les commentateurs sportifs de l’épreuve ne fassent que très rarement allusion au problème du dopage alors qu’on sait qu’il est endémique dans le peloton. Comment peut-il être admis, d’ailleurs, que les radios et TV engagent la plupart du temps des consultants, anciens coureurs ou directeurs sportifs, qui ont été complices de cet état de faits, même à l’insu de leur plein gré.
L’éthique redevient à la mode et les engagements signés par les coureurs font florès. Cependant les comportements ne peuvent se modifier du jour au lendemain mais se jugent à l’aulne d’une génération, à condition toutefois que tous les jeunes soient correctement encadrés et comprennent ce qu’est le dopage.
Tous les ans la course est victime de dérives qui se banalisent, et on apprend qu’untel est déclassé, du porteur de bidon jusqu’au maillot jaune. Quelle crédibilité peut alors avoir un vainqueur même propre, car la suspicion, elle, demeurera.
Saluons le courage du Berliner Zeitung qui dénonce haut et fort « “les problèmes fondamentaux de ce sport: le Tour, le dopage et le crime organisé, qui sont les vrais enjeux du cette épreuve”.
