Billets d’humeur
Merci de nous faire partager les vôtres… car vous avez été nombreux, déjà, à venir sur notre blog.
Nul n’ignore aujourd’hui les difficultés de Libération. Tous les jours en effet les colonnes de ce journal issu des barricades, habitué jadis au combat de rues pour vivre, fait couler dans les colonnes de ses confrères l’encre qu’il aimerait bien faire couler encore longtemps dans ses rotatives. Cette sollicitude de la presse à informer les lecteurs des difficultés de ce confrère est touchante.
Quelle solidarité dans le malheur !
Autre temps autre mœurs, aujourd’hui la presse écrite se meurt mais les moribonds font la Une de leurs confrères. Le 30 août 1974 un journal qui a formé une flopée de journalistes français avait fait sa dernière Une sur un retentissant et bravache « Silence on coule ». Surmédiatisation,surdimutité quand vous nous tenez !
Narcisse et faux cul !
On peut s’étonner que la presse ait une sacrée tendance à considérer que tout tourne autour de son nombril. En effet les media parlent des média, parlent aux media. La radio fait des émissions sur la télévision, la télévision fait des émissions sur la télévision, la presse écrite multiplient à loisir les pages sur la télévision. Et il en va des structures comme des hommes.
On n’est jamais mieux servi que par soi même. Le même animateur se renvoie l’ascenseur de la radio à la TV, avec un arrêt à l’étage blog pour être certain que nul n’échappera à son envahissante analyse. Mais quand Narcisse Morandini se permet, de donner des leçons de morale aux parents « pour reprendre la main, exorciser le petit écran et déjouer les pièges de la télé-prédatrice. » cela dépasse l’entendement. N’est ce pas lui qui, en France, a été un des précurseurs de la « trash télévision ».
Surmédiatisation, on aurait mieux aimé surdimutité non ? Finalement tout doit être une question de dosage. Mais trop…c’est trop.
