Comme un souffle d’humanité à vivre intensément…
Il faut du courage, de l’intelligence, du respect et énormément de talent sensible pour révéler la complexité de la revendication d’une législation favorable à l’euthanasie, portée par une médiatisation tapageuse voire racoleuse, qui a entouré les « affaires » présentées devant la justice.
Cette réflexion magnifique, parue dans le Figaro daté du 4 avril, pose les enjeux avec la détermination de l’éthicien, « éclaireur des consciences », avant que la dualité des jugements arbitraires et la logique d’affrontement réductionniste et stérile des pour ou contre ne reflambent dans les média et ne pèsent sur les pouvoirs politique et législatif de toute sa « grossièreté ».
Merci Monsieur le Pr Emmanuel Hirsch pour cette invitation à la méditation humble et nécessaire à l’écoute différente et le questionnement individuel.
Merci de nous apprendre à nous défier d’exigences « sociétales » confortables dès lors qu’on implique la responsabilité de ceux qui ont déjà ce pouvoir exorbitant de pouvoir « porter la main » sur nous.
Merci pour ces médecins qui ne souhaitent être ni ange, ni démon encore moins héros d’une victoire qu’il ne s’agit pas de remporter.
Merci d’oser nous demander d’accepter notre statut de mortel et de réfléchir à notre propre angoisse face à l’accompagnement de soi-même et de l’autre.
Dans cet océan déchaîné de débats inutiles et mesquins, ce havre d’incitation à la réflexion profonde et essentielle, restera une des plus belles émotions que la rédaction du Figaro ait offerte à ses lecteurs.

avril 5th, 2007 à 11:40
Je n’ai pas lu l’article du Figaro mais sur ce sujet aussi sensible et délicat qu’est l’euthanasie, il y a une chose dont je suis intimement convaincu : l’inanité absolue des efforts des “pour” et “contre” qui veulent légiférer à tout va pour faire passer leur point de vue. Sur un sujet aussi individuel, la loi ne peut et n’a pas à s’immiscer pour dire ce qui peut être fait ou pas fait!
A mon humble sens, il s’agit du problème de conscience de chacun et d’un dialogue que le patient concerné doit avoir avec celui qui le soigne ! Il est illusoire et même risqué de vouloir interdire l’euthanasie au nom de l’acharnement thérapeutique ou de plus obscures arguments religieux. Il est vain de vouloir rendre l’euthanasie totalement autorisé au nom de l’arrêt des souffrances.
Ce qui doit gouverner ce choix est la volonté du patient, de celui qui vit sa chair au plus profond et qui peut seul décider de continuer à vivre malgré les douleurs ou les handicaps ou bien alors de tout stopper pour une fin digne et le soulagement de ses proches !
Dialogue me semble être le mot le plus pertinent sur ce thème ! Personnellement, je sais que je demanderai à ce que mes jours soient hâtés si j’ai le malheur de devenir grabataire, totalement handicapé ou un boulet pour mes proches !