Média = Moteur et victime de leur crise.

« Silence on coule… » Quelle Une ! Après un dernier combat, le quotidien déposait les armes. Hommage vibrant : un titre qui disparaît c’est un espace de liberté en moins. Un journal qui se meurt et c’est l’expression, l’opinion qui flirte avec le risque de la pensée unique, de la manipulation voire du totalitarisme.

Oui, c’est ça, on voudrait bien y croire. Seulement voilà, la presse se meurt parce qu’elle n’a plus de lecteurs ! Les chiffres sont têtus et incontournables. Et nous voici, nous, lecteurs brocardés, menacés, méprisés… Pensez la presse people n’en finit pas de grandir et l’autre,
la Noble, la vraie, la « tatouée » s’étiole, se regroupe, se rachète, s’uniformise et se ressemble. Honte à nous ? Faudrait pas prendre les enfants du Bon Dieu…

Et ils ne s’interrogent pas les journalistes, ne se remettent pas un « peu » en question, ne s’appliquent pas à eux-mêmes le traitement qu’ils infligent aux autres en général ? C’est drôle ça. Honnêtement, c’est quand même la seule profession qui, même prise en flagrant délit de manipulation ou de « bidonnage », continue sans excuse et sans vergogne à déverser des flots d’informations non vérifiées qu’on ne peut justement plus croire, sans une remise en cause sérieuse.

Pas si « conne » cette société civile, qui se fatigue des lamentations des syndicats de journalistes qui veulent tout et son contraire, cherchant à nous prendre à témoin d’un combat qui n’est pas le nôtre. Mais on subit à longueur d’édito et de pages le soutien pathétique des « déjà malades » au subclaquant condamné.

Faudrait peut-être s’adapter, comprendre, analyser, nous interroger, Nous le lectorat – le client – plutôt que de nous asséner avec arrogance et prétention ces vérités qui ne sont que votre opinion. Uniformisation du ton – où seuls les interviewés média trainés ont une chance de se faire entendre face à des interviewers qui font toujours le même numéro. Contradiction, peopolisation, manipulation, ménage et ingrats avec ça ! envers les puissances de l’argent qui régulièrement mettent notre beurre dans leurs épinards.

Formidable, ces métiers où c’est toujours la faute de l’autre, où l’on dénonce le corporatisme des autres quand le sien est un pouvoir colossal.

Ethique, transparence, loyauté sont sans doute des mots dont le sens vous est devenu inconnu, chers journalistes, mais qui nous parlent ou nous reparlent à nous lecteurs ! En troquant le stylo contre une robe de juge pour faire et défaire des images, octroyer ou dénier, flatter ou dénigrer sans respect d’une certaine déontologie et du lecteur…On ne vous lit plus ! Simple, la sanction du « conso » d’information ! Bienvenue sur les blogs…

Laisser un commentaire