Rubriqué de broc
Léchage médiatique
Ils nous avaient plutôt habitués au lynchage, mais à la mise en examen de l’ancien chef de l’Etat, tous rivalisent d’empathie et de dénonciation d’acharnement. Voici Jacques Chirac, pauvre ex, nouveau retraité, dont on rappelle plus aujourd’hui l’absence d’enrichissement personnel que le bel appartement prêté par un copain (lui aussi !) ou les frais de bouche et pas même les billets d’avion…Chichi victime donc, contre lequel cette « populace » aimerait à satisfaire sa haine, plus que son exigence de justice.
Un peu minable, disait Guy Carlier à « On refait le monde » hier sur R.T.L…Quand on se souvient de certaines de ces chroniques aux tons monocorde, tournures empathiques et qui n’en finissent pas…
Un peu gonflé lui répondrai-je !
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CRS,SS ; Etudiants, ians, ians ; syndicats…
La base ne suit pas, que dis-je elle déborde ! Déjà affaiblis les syndicats français sortiront inexistants de cette grève renforçant l’idée que les minorités sont au pouvoir…de la rue ! Peut-être devraient-ils s’interroger sur leurs comportements et leurs actions et surtout sur la suspicion de relations opaques entretenues avec l’organisation patronale. Tout ceci a donné aux syndiqués le sentiment que la défense de la « classe ouvrière » était un marché de dupes ! Pour être légitime un acteur social doit être transparent ! Mais il n’y a pas de transparence sans loyauté… et de grands combats sans bonne cause… Alors au boulot !
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Moins de blabla, des résultats !
En ce qui concerne le bilan navrant de la gouvernance des risques, à chaque échec c’est-à-dire la crise, la presse se tourne le plus souvent en direction du Canada, modèle de l’application de l’approche cindynique…et pour le syndicalisme vers l’Allemagne !Ne pourrait-on pas s’interroger sur la difficulté française-véritable exception-à ne jamais se remettre en question et à tout politiser. Quand l’idéologie remplace la recherche de l’intérêt collectif c’est un rapt de la démocratie, pendant que d’autres vivent dans une démocratie participative. Quand nos syndicats opposent l’intérêt des travailleurs à celui de l’entreprise, d’autres accompagnent les changements, exigent des plans de formation pour un reclassement digne et pertinent des « licenciés », dialoguent, échangent…Un véritable travail plus qu’un dialogue social devenu, par la prise de parole médiatique, une prise de pouvoir d’affrontement et de radicalisation.
