Maison close ?
Mardi 8 septembre 2009Faut-il fermer l’assemblée nationale en cas de pandémie ? Telle est la question du jour du Parisien/Aujourd’hui en France.
Les uns, prudents, sont plutôt favorables à la fermeture, les autres comme Jean-Marie Le Guen, député PS ne peuvent concevoir que ce temple de la démocratie mette la clef sous la porte, comme notre urologue national, le Professeur Debré qui juge cette mesure grotesque pour une vulgaire « grippette ». Quant à la vaccination, Marylise Lebranchu ne s’estime « pas faire partie des personnes les plus fragiles ». Mais plutôt que de fermer l’Assemblée Nationale, pourquoi nos représentants ne donneraient-ils pas l’exemple en mettant un masque à bec de canard et ainsi véhiculer le message très utilisé en son temps avec le préservatif : « je me protège, je te protège» à moins qu’ils ne préfèrent les garder stockés bien au chaud, protégés par l’armée.

Le Maire de la commune de Coulaines dans la Sarthe, Christophe Rouillon, un parfait inconnu jusqu’alors, est en train de faire un carton dans les media en l’espace de quelques heures à peine. Par arrêté municipal il a interdit de cracher sur la voie publique, en raison du risque de dissémination du virus A-H1N1. Il demande même que cette mesure soit généralisée à l’ensemble du territoire et particulièrement aux terrains de sports, objet des nombreux jets intempestifs de joueurs encombrés. Moi je pense qu’il pourrait même aller un peu plus loin en réclamant l’interdiction des postillons, des éternuements jusqu’aux toussotements, de tous les baisers dont le french kiss et même l’interdiction de la prise de parole en public. Moi d’ailleurs après cette brève je vous promets de ne plus cracher ni dans la soupe, ni au bassinet.
Un enfant de 8 ans souhaite entrer dans le livre des records pour avoir volé debout, sur l’aile du biplan de son grand père lancé à 160 kilomètres/heure, vers la mi-août en Angleterre. Etant en vacances à ce moment là, je m’étais promis, dès mon retour, de faire un commentaire sur ce blog. Ce n’est pas tant ce pseudo et stupide exploit qui m’a attristé que la complaisance des media à saluer cette soi-disant prouesse et la cupidité de parents inconscients. A quand le record du plus jeune bambin, s’écrasant en ayant sauté du premier étage de la tour Eiffel, sanglé à un parasol, après que les parents aient bien sur vendu l’exclusivité de cette première-dernière à… Au moment où une société en perte de repères exige une sécurité supérieure à la sécurité possible, il se trouve toujours quelques énergumènes, abrutis, pour viser la médiatisation de comportements à risques stupides, gratuits (quoique) mais potentiellement mortels. Enfin, les bras m’en tombent !
Les 7 cas de grippe - qui redevient « porcine » comme on peut le lire en première page du Figaro de ce lundi - concernant des collégiens toulousains qui font la Une de tous les media, vont pouvoir être examinés de près par mon associée puisqu’elle intervient dans le cadre des premières Rencontres Internationales organisées par le CHU de Toulouse. Ce lundi 15, elle contribue en effet aux Entretiens de la Recherche consacrés à la gestion des risques en santé, en tentant de répondre à cette question : « quelles sont les risques acceptables en matière de management ?» Mardi 16, dans le cadre de la session « Hôpital : lieu de danger ? L’Hôpital à l’épreuve de la transparence », avec Monique Cavalier, Directrice Générale adjointe du CHU de Toulouse elle traitera du thème plus spécifique : « Quand l’hôpital se confronte au jugement de ses utilisateurs ». Nous ne manquerons pas dans les prochains jours de rapporter ici les moments majeurs de ces premières Rencontres Internationales du CHU de Toulouse.