Sous ou sur réaction… « Bravo c’est nous qui paye ! »

Il est fort à parier qu’après la catastrophe de Vendée, Madame la Ministre de la santé aura un « léger » répit puisqu’au moment du développement de la polémique des « terres inondables », certains vont « astucieusement » conclure : on ne peut pas en même temps reprocher à un ministre d’en faire trop - 94 millions de doses de vaccins - et à des préfets de n’en faire pas assez - absence de mise en garde et indécision quant à une évacuation. Et si pour une fois on faisait autrement…Pourrait-on pour une fois FAIRE JUSTE ! S’appuyer sur l’expertise de ceux qui savent scénariser, repérer les alertes et modifier les plans en fonction de l’évolution réelle du terrain.
Il est inacceptable de continuer à faire croire aux Français que la « fatalité » en a décidé autrement… que face à l’adversité « on » a fait au mieux… et pis encore « si c’était à refaire « je » le referai » car c’est bien le problème en l’absence d’humilité et de REX, on ne peut reconnaître ses erreurs et les corriger afin de ne pas les reproduire.

FA-TI-GUEE d’anticiper et d’annoncer – avec une régularité de métronome – ces crises dramatiquement et banalement prévisibles jusqu’aux phases d’évaluation qui ne demeurent que des satisfecit ou des « persiste et signe ».
En effet, qu’avons-nous retenu des différentes commissions d’enquête du Sénat ou de l’Assemblée Nationale à propos de la canicule ou de la grippe aviaire ?
Nous, qu’il faut se méfier… eux, rien !!!

Dès lors, la crise de confiance entre l’opinion publique, la société civile, et les différents « pouvoirs » décisionnels - politiques et experts - s’aggrave et leur incompétence grandit autant que leur arrogance.

Quant aux média - toujours gagnants - après avoir tendu complaisamment leur micro à tous les alarmistes et développé la peur et les logiques d’affrontement stériles, ils peuvent - tels les chevaliers blancs - s’approprier le « réveil de la conscience collective » - par des révélations qui ne sont, soit que le reflet de leur rôle d’acteur de crise, soit la preuve de leur manipulation en révélant des informations - connues de tous - mais « retenues » dans le temps jusqu’à ce qu’elles constituent un scandale.

Ainsi, l’émission de M6, Capital, en est une illustration édifiante.
Monté comme un véritable réquisitoire, le procès à charge contre l’industrie pharmaceutique est le fil rouge. Son objectif est de montrer sa capacité à corrompre les experts - pour influencer la décision politique et ainsi augmenter son chiffre d’affaires dont les bénéfices viendront nourrir des actionnaires peu scrupuleux et des patrons dont l’éthique reste un mot dont le sens leur est parfaitement inconnu.
Mieux, ce montage permet de recourir à une cohérence explicative pour expliquer l’inexplicable « fiasco ».

Cette démonstration modélisée de la crise est bien connue et nous l’avons depuis longtemps partagée avec nos fidèles visiteurs de ce blog.

Le problème n’est pas de s’enorgueillir d’avoir toujours raison (car de toutes façons toujours trop tôt !) mais de se demander que faire de plus pour modifier ces comportements qui font et refont le lit des crises.

Pendant des semaines nous allons assister au défilé de ceux qui vont avoir raison plus que tous les autres pour « préparer » leur intervention à la prochaine crise à la place de ceux qu’ils critiquent pour… échouer comme eux pour les mêmes raisons qui engendrent les mêmes effets.

Le problème n’est pas de démontrer pour affirmer que ce que l’on a fait on le referait… Mais enfin, de se demander ce qui a dysfonctionné et pourquoi ?
Encore faut-il pouvoir et vouloir développer cette démarche diagnostique car cela n’arrange aucun des acteurs qui poursuit son objectif exclusif de pouvoir et d’intérêt.

La vision commune partagée et l’exigence de l’intérêt collectif en santé publique semblent des objectifs « incompatibles » avec la carrière politique. Alors…
La santé publique est trop sérieuse pour la laisser à des politiques !

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