Une exigence de légitimité…

 La crise qui s’est annoncée par ses premières conséquences - déstabilisations boursière, financière et sociale - s’affiche, enfin, révélant ainsi les erreurs de diagnostic. Il s’agit d’une véritable rupture aux bouleversements profonds. Elle se pose en une interrogation incontournable : La légitimité. Et les exemples sont nombreux : qui, de tous ces patrons, est légitime ?

Ainsi, comme nous ne cessons de le répéter sur ce blog, la crise est d’abord la survenue de l’inexplicable : Comment en est-on arrivé là ?
C’est d’ailleurs l’une des vertus des crises, ouvrir la quête de la compréhension, dès lors que la réflexion et l’intelligence transversale et multidisciplinaire ne sont plus considérées comme un principe d’inaction. Toute crise ouvre ainsi le chemin du questionnement en chaîne. Elle est révélatrice et significative de réalités peu visibles ou inconnues ou que l’on n’a pas voulu voir. La crise permet de concevoir un peu mieux un système dans la globalité et la finesse de son dysfonctionnement et de ses dysfonctionnements.

Comme en médecine, la crise devrait permettre de poser un ou des diagnostics. Mais encore faut-il pouvoir et vouloir développer cette démarche diagnostique.
Ou nous assistons à l’arrogance des pouvoirs, où chacun commente de manière péremptoire ce qu’il n’a pas su voir, justement, au mépris d’autres analyses, ou bien les politiques se précipitent aux solutions à court terme, précipitées et désordonnées au ton d’une communication menaçant et définitif. Tout ceci qui accentue l’anxiété d’un corps social dont tous les points de repère sont devenus flous voire absents.

La résolution d’une crise majeure comme celle-ci devrait passer par une stratégie de changements dès lors qu’on pourrait identifier celui capable d’incarner la conduite de ce changement. C’est sans doute là que l’on comprend mieux « l’Obamania » puisque ce Président incarne d’abord cet espoir.
La gestion de cette crise devra passer par la définition de nouvelles règles du jeu entre les partenaires permettant de déterminer un nouvel objectif commun. La crise entraîne donc un changement de finalités qui passe par des réformes plus ou moins profondes et non pas par des discours sur un changement qui ne change rien du tout.
Y’a du boulot…

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