Attention au chikungunyaviaire !

La mobilisation contre la pandémie aviaire se poursuit avec les scénarii les plus sombres puisqu’aux dires de la cellule de crise gouvernementale, l’absentéisme sera record dans les entreprises. On parle toujours de grippe aviaire et de pandémie, malgré les alertes du Sénat et les recommandations de son rapport d’enquête qui stipulait qu’il fallait bien distinguer la maladie animale - danger réel - et la pandémie humaine - probabilité de réassortiment génétique du virus pour contaminer directement l’homme.
Les mesures de prophylaxie se développent donc mais personne ne parle en parallèle des moyens de lutte contre ce virus, en effet, aujourd’hui endémique dans certains pays et toujours aussi pathogène… pour les oiseaux !
Et pendant ce temps en Corse, l’information de mobilisation sur la lutte anti-vectorielle, entendez destruction des moustiques tigres et des gîtes larvaires, c’est-à-dire toute eau stagnante - a bien du mal à émerger.
Souvenez-vous en 2005, déjà, on attendait H5N1, et c’est la Réunion qui fut frappée par l’épidémie de chikungunya ! En 2008, le vecteur est là, en Corse, sur la côte d’Azur… Sans alarmer sur l’inéluctable explosion d’une épidémie, l’urgence ne serait-elle pas à mobiliser sur ce risque ?
A tous mes compatriotes et aux touristes, je ne recommanderai jamais assez :
• Antimoustique dans les maisons,
• Répulsif efficace
• Manches longues à l’heure de l’attaque.
Voyez pas qu’on se fasse piéger une deuxième fois entre risque et danger ? On bien imaginez finira bien par arriver… Alors double peine pour les îles de la République.
