De l’AIR !

« Désodorisants d’intérieur Oubliez-les ! Les désodorisants d’intérieur polluent moins qu’en 2004 mais toujours trop. Qu’ils soient naturels ou industriels, les produits acceptables sont peu nombreux. À éviter, si l’on veut respirer un air sain chez soi. »

C’est par cette mise en garde que le mensuel de « l’UFC-Que choisir »  pour son numéro de septembre dénonce les risques que font courir  aux consommateurs les désodorisants d’intérieur. Seuls neuf produits obtiennent grâce aux yeux de ses  parangons de la vertu industrielle. Les industriels disent, eux, respecter scrupuleusement la législation européenne qui contrôle, d’après leurs détracteurs, la composition mais pas les émissions qui peuvent interagir avec d’autres éléments présents dans l’air ce que confirme d’ailleurs sur RTL  aujourd’hui Christophe Roussel toxicologue à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’environnement. Il estime en effet  que « c’est une réglementation qui vise certains ingrédients qui peuvent présenter des effets sur la  santé notamment  les cancérigènes.

La réglementation actuelle pour ces produits est basée sur leur formulation et leur composition  et pour l’instant pas sur les émissions lors d’usage de ces produits. Mais alors qu’attend-on pour interdire ces produits s’ils s’avèrent dangereux comme semble le sous entendre cet expert. Une autre donnée peut être prise en compte c’est la quantité des composés respirée par un individu et il y a semble t’il tellement de poisons d’intérieurs, qu’il y aurait surement une recommandation importante à faire aux consommateurs : celle d’ouvrir les fenêtres pour aérer régulièrement au lieu de vivre calfeutré comme on le recommande trop souvent pour faire des économies d’énergies en raison d’une analyse parcellaire.
Mais pour faire changer les comportements, va-t-il falloir ajouter une agence au dispositif de sécurité sanitaire français. Oui, un des gros problèmes de notre pays c’est que l’on a toujours une vision séquentielle des choses et que l’on souffre gravement, en gouvernance des risques, d’une absence de pédagogie.

En effet il ne suffit pas d’informer car on sait qu’information ne vaut pas formation. Je n’en veux pour preuve que la mort de deux fillettes foudroyées dans un camp de vacances près d’Orléans en début de mois.   «Tous les ans, chaque délégation régionale Jeunesse et sports édite un manuel d’instructions», précise à Libération du 7 aout dernier  une directrice de centres de vacances. «Dans ce cas précis, la première des règles aurait été de sortir les enfants des tentes.  Ces dernières, en cas d’orage, constituent un danger majeur »…

Et oui,  mais un manuel d’instruction n’est surement pas suffisant. En sécurité on ne peut faire semblant et il convient avant tout d’avoir des comportements réflexes correspondant au risque encouru. Mais bien trop souvent les moyens d’information sont mis en place pour dégager la responsabilité de chaque acteur.

Non informer n’est pas communiquer et encore moins former.

2 commentaires pour “De l’AIR !”

  1. conseil sante dit :

    Cette campagne d’information de Que choisir a eu de fortes répercutions, les journaux, la télévision et surtout le web !
    Mais c’est bon à savoir…
    Bonne continuation, david de http://www.conseil-sante.org

  2. assurance mutuel dit :

    c une bonne campagne d’information merci et bonne continuation

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