Ave Cesar, ceux qui vont dormir te saluent !

C’était très ennuyeux, mais en plus grotesque - la 35ème cérémonie des César était sans doute l’une des plus ratée. Comme quoi deux talents associés ne font pas le tout d’une alchimie parfaite entre humour, émotion et distinction.

C’est la première fois que j’ai trouvé Leaticia Casta abominable et Monsieur Saint-Laurent sans talent et du plus mauvais goût.
C’est la première fois où j’ai pensé que le style « Alice au pays des merveilles », ridicule, de la Présidente était mal choisi, dans un registre faussement passionnel et bêtement humble car, à chaque phrase, je craignais que la « petite » Cotillard ne mette le doigt dans sa bouche et dodeline de sa tête vide.

C’est la première fois où j’ai eu honte qu’on remette un César à un acteur étranger puisque que Harrison Ford passa de la difficulté de traduction de sketch qui ne faisaient rire personne, et encore moins lui, à l’inhibition figée de quelqu’un qui n’aurait pas voulu être là au moment où il lui fut demandé - dans une distinction parfaite - de pousser des cris de cochon.

Non, pitié…si on arrêtait la retransmission de cette fête du cinéma français qui se transforme en enterrement de première classe et en règlement de compte d’une profession jalouse.
Il ne faut plus s’étonner de la définition du cinéma par un Depardieu - exceptionnellement lucide : « Un univers de fric et de cons… »

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