Hauts les mains, peau de lapin !

Qui n’a jamais pris le premier avion du matin d’Orly Ouest pour se rendre à l’autre bout de la France pour une réunion matinale, ne peut pas comprendre ce que représente la corvée du passage des portiques de sécurité et la fouille. Tout y passe, vous passez des minutes interminables à faire la queue alors que l’on commence déjà à faire l’appel de votre vol, enfin pour arrivez au portique en pensant : pourvu qu’il ne sonne pas et immanquablement il sonne alors que préventivement vous avez enlevé vos chaussures, la ceinture de votre pantalon, vidé vos poches…mais ça sonne quand même.

Puis après vient la palpation et vous avez la douloureuse impression d’être coupable. Oui d’ailleurs vous êtes surement un dangereux terroriste d’autant plus que cela se passe devant des passagers médusés qui vous regarde l’œil mi agacé, mi compatissant  de celui à qui c’est déjà arrivé. La file s’allonge derrière vous et la révolte gronde.

Alors imaginez un instant ce que va être l’installation de portiques à l’entrée des établissements scolaires. Imaginez à l’ouverture des portes des « bahuts » 2500 ado chahuteurs faire le pied de grue avant de passer sous le portique. A l’instar des aéroports où vous devez abandonner avant d’entrer en salle d’embarquement tout liquide, paire de ciseaux à ongle, j’en passe et des meilleures, nos chères têtes blondes se verront  confisquer compas, agrafeuse, règle métallique…M’enfin, on marche cul par-dessus tête. Vous ne pensez pas que ce qu’il y a dans le cartable d’un gamin est plus du domaine de la responsabilité parentale que de celui de l’éducation nationale ?

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