Martine à la ferme, mais pas Nico !
Bercée dans mon enfance par la collection de Martine, dont Martine à la ferme, je retrouve à la porte de Versailles le domaine de ma petite héroïne, soit la plus grande ferme virtuelle de France.
Bichonnés, sur paille et tellement aimés qu’il ne viendrait à l’idée de personne de vouloir les manger, les animaux de la ferme s’exposent…
Pourtant, ces animaux sont souvent l’illustration de nos plus grandes peurs et du fantasme de la métamorphose du mal : l’animal devenu monstre.
ESB, fièvre aphteuse, H5N1, H1N1, la crise qui oppose le monde agricole et la société civile est celle par animal interposé.
On peut toujours essayer d’échapper à son destin, il faudra bien que le monde agricole témoigne comme un acteur social, un réducteur de risques et pas seulement une source de produits marketés par la grande distribution.
Il est temps que les éleveurs et les agriculteurs reprennent une initiative de parole plutôt que de laisser les autres s’exprimer à leur place. Car ils seront définitivement inaudibles, et là personne ne viendra plus dans leur salon un peu comme le petit Nicolas…
