Vent + Océan + irresponsabilité et lenteur décisionnelles = Catastrophe.
Apprendre à relier… C’est clair, ce matin, si tout était su le pire scénario qui devait être envisagé ne l’a pas été.
Tous les éléments constitutifs de la catastrophe ont été catalogués « d’exceptionnels », « d’inimaginables » voire « d’improbables »… sauf qu’ils se sont bel et bien mis en synergie pour arriver à ce qui demeure « inacceptable ».
Il serait temps de s’interroger sur ces résistances qui, malgré l’information disponible validée par des experts compétents, permettent qu’on passe à côté de la prévention, par une anticipation raisonnable.
Il est intéressant de se demander ce qu’on a fait du principe de précaution à la préfecture, pour ne pas évacuer les populations.
Enfin, il conviendra de ne plus pleurer sur les situations récurrentes : Constructions en zones inondables « autorisées ».
Il faut apprendre à relier au travers de scénarii qui reliés en permanence avec la réalité terrain permettraient d’adapter les mesures… Et nous éviteraient le « classique » c’est facile de raconter le film quand on connaît la fin.
Cette tempête, comme la canicule 2003, parfaitement prévue par Météo France n’a été ni entendue ni comprise.
Il faut travailler sur les alertes afin qu’elles soient « signifiantes » et appropriées par ceux qui sont très directement menacés.
Tant que chacun des porteurs d’enjeux traitera exclusivement de sa responsabilité au détriment d’une vision commune, nous subirons encore ces erreurs diagnostiques et d’interprétation de données ponctuelles et séquentielles.
Il paraît évident que si l’on réfléchit à une tempête forte, dans des régions au plus haut coefficient de marée et soumises à une dépression loco-régionale… la conjonction de ces trois éléments et l’analyse des conséquences de leur synergie permettaient de prévoir une situation de crise.
Combien de temps devra t-on subir les mentalités archaïques qui dénoncent le châtiment d’une nature en colère, véritable expiation de crimes que nous aurions commis, plutôt que de réinsvestir dans la confiance de la connaissance et de la compétence des hommes pour nous protéger d’une planète parfois hostile, aveugle et injuste et qui, si elle mérite notre respect, ne doit être ni divinisée ni idolâtrée au point d’attendre ses châtiments.
