De l’hygiène publique à la santé environnementale.
Il ne faut pas laisser croire que l’on découvre de nouvelles sciences, une nouvelle démarche à l’occasion de « scandales ». Le choc de ces révélations médiatiques donne toujours à l’opinion publique le sentiment qu’on lui cache tout ou qu’on ne lui dit pas tout.
Aujourd’hui, il convient de faire émerger des enjeux dans leur contexte, c’est-à-dire dès que les risques sont identifiés, évalués, qualifiés et quantifiés.
Ceci devrait permettre de lutter contre l’intoxication des faux risques, qui donne aussi l’impression que nous entrons dans une société aux lois liberticides avec sa constellation d’interdits.
Ceci devrait favoriser une culture du risque afin de ne plus confondre l’éradication des dangers et la maîtrise des risques, qui ne demeurent qu’une probabilité d’occurrence.
Enfin, ceci devrait pouvoir organiser de véritables stratégies de santé publique, hiérarchisées et cohérentes, afin d’éduquer chacun de nous aux bons comportements pour préserver son capital santé.
Le dernier congrès de l’INvS, que notre juriste synthétisera dans les jours prochains, a été une initiative de grande qualité tant dans ses objectifs que dans la clarté des exposés des différents conférenciers.
Il convient, dès lors que l’on sait, de mobiliser l’ensemble des acteurs et non pas de distribuer les bons ou les mauvais rôles. Nous pourrions alors accepter que les entreprises et industries jouent leur rôle d’acteur social et participent à l’élaboration de contrôles, de surveillance, voire d’anticipation, de risques réels et pour lesquels leur recherche et leur compétence seront indispensables à leur maîtrise.
La communication sera essentielle pour ne pas donner l’impression que l’« on » savait et que l’« on » a rien fait, mais plutôt montrer comment les grands opérateurs de l’eau, les chimistes l’industrie pharmaceutique etc… ont participé et apporteront les réponses indispensables à la protection de la santé et la préservation de notre environnement.
La santé environnementale est un concept « nouveau » d’anciennes préoccupations légitimes à partager par tous.
Vaste programme et pas seulement de conquête de pouvoir !
