Rubriqué de broc du 25.09.08
La pente est forte
La défaite doit avoir un gout amer pour Jean Pierre Raffarin qui se serait bien vu au perchoir de la Haute Assemblée. Non, il ne sera pas le candidat de l’UMP et ne pourra donc pas briguer cette position tant convoitée. Il n’a pas même pu passer le second tour et son ego a dû en prendre un coup. L’adversaire, Ministre délégué aux Relations du travail du gouvernement de Villepin, a obtenu la majorité absolue avec 78 voix contre 56 pour son rival, l’ancien Premier Ministre de Jacques Chirac. Si le vétérinaire bat ainsi l’ancien directeur de marketing de Pernod-Ricard, on ne peut cependant pas en tirer une « raffarinade » de plus, même si dans le cas présent la pente qui mène au perchoir a été impossible à grimper. D’ailleurs il aurait pu se souvenir que pour gagner, il « needs the No to win against the No !»
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Un risque anticipable
La micro greffe capillaire, si elle ne présente pas les contraintes des prélèvements de plaques de cheveux, a tout de même une contrainte essentielle, celle de la parfaite asepsie des locaux dans lesquels sont réalisées ces opérations aussi micro soient elles. Il a fallu attendre une septicémie sur l’un des greffés pour que les autorités sanitaires s’occupent de ces cabinets médicaux qui portent, pompeusement pour la plupart, le nom de clinique. Une autre situation pourrait se complexifier faute d’anticipation. Le Monde daté du 25 septembre, dans un encadré titré « les esthéticiennes dans la rue contre l’archaïque pince à épiler » expose la revendication des professionnelles de la beauté. Elles veulent utiliser, pour l’épilation, des appareils médicaux – lasers, lampes flash ou lumière pulsée - qui sont utilisés aujourd’hui par des médecins « laséristes ». Faudra t-il attendre que se reproduisent les débordements vécus avec la multiplication des cabines UV et les risques associés de cancer de la peau. Le chantage fait par cette profession sur le nombre d’instituts et de salariés qu’elle représente, n’est certainement pas le premier argument à utiliser quand on évoque la santé du plus grand nombre, définition même de la santé publique. Il serait souhaitable que nos élus s’en souviennent quand il s’agira de légiférer.
